BailScan

BailScan, l'app qui scanne ton bail de location et te sort en 2 minutes tout ce qui cloche dedans. Loyer hors plafond, dépôt de garantie abusif, diagnostics manquants : tu vois, tu comprends, tu réclames.

Le problème

Tu signes un bail, tu paies, et tu n'as aucun moyen simple de savoir si le montant et les clauses sont légaux. L'encadrement des loyers s'applique pourtant déjà dans une vingtaine d'agglomérations (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, le Pays basque, etc.) et les textes sont noyés dans des arrêtés préfectoraux illisibles.

Résultat : la plupart des locataires laissent filer 30 à 100 € par mois pendant des années, faute d'un outil qui leur dit quoi faire, tout de suite.

L'idée

Une app mobile où tu photographies ton bail et tes quittances. BailScan extrait automatiquement l'adresse, la surface, le loyer, les charges, le dépôt de garantie et la date du bail, puis compare tout ça aux loyers de référence publiés pour ta commune et à un moteur de règles simple (plafonds, mentions obligatoires, diagnostics).

Pas de conseil juridique fantaisiste : l'app te dit ce qui est vérifiable, te donne le document, et te laisse l'envoyer toi-même.

Pourquoi maintenant

Trois choses se croisent en 2026. L'encadrement des loyers continue de s'étendre, commune par commune, et chaque extension crée des dizaines de milliers de baux à vérifier. La crise du logement ne baisse pas, les loyers du parc privé ont encore augmenté, et la rentrée de septembre reste le pic absolu de signatures de baux étudiants.

En parallèle, les interdictions de louer progressent : les logements classés G sont sortis du marché locatif depuis 2025, les F suivent en 2028, donc beaucoup de baux anciens comportent des diagnostics ou des mentions devenus non conformes.

Et surtout, ce qui était impossible il y a deux ans est devenu trivial : un OCR correct plus un modèle de langage coûtent quelques centimes par document. Lire un bail scanné et en extraire une structure fiable était un projet de six mois, c'est maintenant un après-midi de code.

Le marché

Cible : les locataires du parc privé, de l'ordre de 7 millions de ménages en France, dont plusieurs millions dans une zone d'encadrement ou de tension. Le noyau qui paie, ce sont les 25 à 40 ans en ville, déjà habitués à régler un problème administratif depuis leur téléphone.

Concurrence : les simulateurs de loyer en ligne (gratuits, mais ils te donnent un chiffre et s'arrêtent là), les associations de locataires et les ADIL (gratuites mais sous-dotées), et les legaltechs généralistes type Litige.fr qui traitent tous les sujets sans jamais être excellents sur le bail. Personne n'occupe l'angle « je scanne mon bail et j'ai mon dossier prêt ».

Objectif réaliste de lancement : 5 000 diagnostics gratuits et 300 dossiers payants sur les six premiers mois, avec un coût d'acquisition quasi nul via les groupes Facebook de locataires, Reddit, TikTok et les assos étudiantes.

Comment le construire

Stack : app Expo (React Native) pour iOS et Android, backend Supabase (auth, stockage des PDF, base Postgres), OCR via une API de document (Mistral OCR, Azure Document Intelligence ou Google Vision, à tester sur 50 baux réels avant de trancher), extraction structurée par un modèle de langage avec sortie JSON contrainte, génération des courriers en PDF depuis un template HTML.

MVP en 30 jours :

Le vrai travail n'est pas le code, c'est la fiabilité des données de loyer et la qualité des courriers. Le reste, c'est de la plomberie.

Comment gagner de l'argent

Freemium : le scan et le score de conformité sont gratuits, c'est ton canal d'acquisition et ton produit démo.

Deuxième étage plus tard : marque blanche pour les associations de locataires et les collectifs étudiants, avec reversement d'une part du prix du dossier. C'est le canal qui te donne de la crédibilité et du volume sans budget pub.

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